Zal et Rudabeh

زال و رودابه

Lors d’un voyage à Kaboul, Zal entendit parler de Rudabeh, fille du roi Mehrab, que l’on disait plus belle que la lune. Rudabeh avait elle aussi entendu parler du vaillant Zal, et tous deux tombèrent amoureux avant même de s’être vus. Mais Mehrab descendait de Zahhak, et une telle union semblait impossible.

Avec l’aide de ses servantes, ils se retrouvèrent en secret. Du haut de sa tour, Rudabeh laissa pendre sa longue chevelure pour que Zal puisse y grimper. Mais Zal ne voulut pas lui faire mal : il baisa ses cheveux, lança une corde et monta jusqu’à elle. Ils se jurèrent une fidélité éternelle. Quand leurs pères et le roi Manuchehr l’apprirent, la guerre menaça ; ce n’est que lorsque les astrologues annoncèrent que de cette union naîtrait le plus grand héros de l’Iran que tous donnèrent leur bénédiction.

La naissance de leur fils fut si difficile que Rudabeh faillit mourir. Zal brûla une plume du Simorgh. L’oiseau apparut et expliqua comment sortir l’enfant du ventre de sa mère par une incision et soigner la plaie avec des herbes. Ainsi naquit Rostam, grand comme un enfant d’un an. Rudabeh s’écria « Rastam », je suis délivrée, et c’est de là que viendrait son nom.

Personnages de ce récit